Les performances de l'investissement responsable

Les performances de l'investissement responsable

Les performances de l'investissement responsable

Est-il possible de concilier performance financière et investissement responsable ? La réponse est oui !

Bien qu’aux prémices de l’investissement responsable, les pourfendeurs de ce dernier pointaient du doigt l’antinomie entre performance financière et performance ESG. De nombreuses études ont démontré que l’investissement responsable permet de dégager une performance égale, voir supérieure à l’investissement traditionnel. En effet, les pratiques responsables, même si elles induisent un surcoût (innovation, transformation des modes de production, formations des salariés...) apportent sans aucun doute un retour sur investissement.

Les stratégies d’investissement responsable

Les fonds d’investissement responsables peuvent utiliser différentes stratégies afin de sélectionner les entreprises les plus responsables au sein de leurs univers d’investissement. Pour comparer les performances de l’investissement responsable avec l’investissement traditionnel, nous utiliserons les stratégies suivantes :

  • La stratégie de l’exclusion
  • La stratégie de la sélection positive
  • La méthode low carbon (stratégie d’investissement thématique)
La stratégie de l’exclusion

Les fonds d’investissement utilisant cette stratégie excluent de l’univers d’investissement initial les entreprises dont les activités sont jugées néfastes pour l’environnement et la société.

Les activités les plus souvent exclues sont les suivantes :

  • Les énergies fossiles
  • La déforestation
  • Le tabac
  • L’alcool
  • Les jeux d’argent
  • La pornographie
  • Le nucléaire
La méthode de la sélection positive

A contre-pied de la stratégie d’exclusion, la sélection positive consiste à n’investir que dans les entreprises dont les critères ESG sont les meilleurs. La sélection positive peut être globale (Best In Universe) ou sectorielle (Best in Class).

Best in class

Cette approche consiste à sélectionner les entreprises dont les critères ESG sont les meilleurs d'un même secteur d’activité. Cette méthodologie, en investissant dans tous les secteurs d’activité permet de concevoir des portefeuilles parfaitement diversifiés, et ainsi, d'optimiser le couple rendement-risque. Toutefois, cette approche présente l’inconvénient d’intégrer les sociétés dont les activités sont controversées au sein des portefeuilles. Par exemple, un gérant de fonds peut être amené à sélectionner Total s’il juge que Total extrait le pétrole de manière plus propre que ses concurrents… En France, la méthode Best In Class est la plus utilisée.

Best in Universe

La méthode Best In Universe est un mix de l’approche d’exclusion et de la stratégie best in class. Elle permet d’investir dans les entreprises aux meilleures pratiques ESG d’un même secteur et d’exclure certains secteurs du champ d’investissement. Nous utiliserons cette stratégie dans la partie La surperformance en chiffres.

L’investissement thématique

Cette stratégie d’investissement consiste à n’investir que dans une seule thématique. Celle-ci peut être environnementale, sociale ou sectorielle. Pour appliquer cette stratégie, les fonds d’investissement s’appuient sur des indicateurs précis et ciblés.

Exemples de fonds thématiques responsables :

  • Le bas carbone
  • Les énergies vertes
  • La préservation de la biodiversité
  • L’éducation
  • La création d’emplois
  • L’égalité des genres

Les facteurs de surperformance

Le facteur environnemental
La société dans son ensemble tend vers une consommation responsable

Objectivement, le fait de transformer ses activités de manière à limiter son empreinte carbone peut, dans un premier temps, générer une surcharge financière. Cependant, les retombées auprès des clients et fournisseurs sont réelles puisque les consommateurs finaux sont plus sensibles à l’impact de leur consommation sur l’environnement.

La croissance verte

La baisse des émissions de CO2 et les énergies vertes sont incontestablement des secteurs d’avenir en forte croissance.

De plus, de nombreuses subventions sont accordées aux entreprises qui innovent dans le but de réduire leurs empreintes carbones.

Le facteur social

Les entreprises socialement responsables ont des pratiques vertueuses envers leurs parties prenantes (salariés, clients, fournisseurs). Ces pratiques, au-delà du respect d’autrui apportent un retour sur investissement non négligeable.

Les salariés

L'amélioration de la qualité de vie au travail permet d’accroitre la motivation, l’implication et par conséquent la productivité des collaborateurs. De la même manière, une politique de formation professionnelle régulière offre des perspectives d’évolution et de montée en compétences ce qui in fine, augmente la productivité.

Enfin, ces actions réduisent le risque d’un turnover (taux de rotation des équipes) élevé, tant redouté des DRH pour ses couts directs (charges de recrutement, de formation) et indirects (détérioration de la marque employeur)

Les clients

Pour une entreprise, rien n’est pire qu’une détérioration de son image de marque due à l’insatisfaction de clients, se sentant lésés par des pratiques commerciales agressives. A l’inverse, apporter de la transparence sur les prix et les produits/services garantie une fidélisation et un taux de rétention client élevé.

Les fournisseurs

Une entreprise qui respecte ses délais de paiement sera plus à même de nouer des relations mutuellement profitables avec ses fournisseurs (partenariats d’exclusivité, délais de livraisons écourtés...).

La gouvernance
Diminution du risque de controverse

Une entreprise bien gouvernée s’expose moins aux risques de controverse environnementale ou sociale.

Ex : Volkswagen a perdu près de 40% de sa valeur boursière en 3 jours, suite au Dieselgate.

Augmenter la proportion de femmes dans les directions d’entreprises

On constate que les entreprises gérées par des femmes sont en moyenne plus rentables que celles gérées par des hommes. Selon le Women Equity Index, “les femmes ne représentent que 15 % des dirigeantes de sociétés alors qu'elles sont responsables de 21 % des profits des PME”.

La surperformance en chiffres

Afin de réaliser une étude comparative, nous avons utilisé des indices boursiers. Un indice boursier est un groupe d’actions d’entreprises représentant les performances économiques d’un pays, d’un secteur, d’une classe d’actif ou de tout autre attribut. Par exemple, le CAC 40 représente les 40 plus grosses entreprises françaises.

Dans notre étude, nous utilisons le MSCI World. Cet indice capture une représentation des grandes et moyennes capitalisations dans 23 pays des marchés développés. Il représente 85% de la capitalisation mondiale et est constitué de plus de 1600 entreprises.

La société MSCI a décidé d’étendre son indice MSCI aux différentes stratégies d’investissement responsables en excluant certaines entreprises de l’indice MSCI World. Dans un objectif de comparaison, nous utiliserons les indices MSCI suivants :

  • L’indice MSCI World Screened (1500 entreprises, soit 100 entreprises exclues) : stratégie d’investissement responsable d’exclusion
  • L’indice MSCI World Universal (1550 entreprises, soit 50 entreprises exclues) : stratégie d’investissement responsable Best in Universe
  • L’indice MSCI World Low Carbon (1200 entreprises, soit 400 entreprises exclues) : stratégie d’investissement thématique Low Carbon

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

Sur le moyen-long terme (de 2012 à 2020), la stratégie Low Carbon est la plus performante (168,07%), soit beaucoup plus que le MSCI WORLD (128,43%). Les thématiques Best In Universe et de l’exclusion ont-elles aussi surperformés l’investissement traditionnel avec des performances respectives de 130,7% et 138,53%.

Sur le court-terme (de 2017 à 2020), le scénario est identique. La stratégie Low Carbon est la plus performante avec 33,83% contre 27,89% pour l’investissement traditionnel. Les thématiques Best In Universe et de d’exclusion ont-elles aussi surperformé l’investissement traditionnel avec des performances respectives de 28,84% et 30,72%.

En 2020, année particulière marquée par la crise du coronavirus, l’investissement responsable a prouvé sa résilience en situation de crise puisque toutes les stratégies d’investissement responsable surperforment l’investissement traditionnel selon les indices MSCI.

Ce que fait MyFund pour vous

La surperformance de l’investissement responsable sur l’investissement traditionnel est factuelle. Toutefois, notre étude comparative se base sur des indices boursiers aux filtres laxistes. Sur 1600 entreprises de l’indice MSCI World, seulement 100 entreprises sont exclues de l’indice MSCI World Screened, 50 de l’indice MSCI Universal et 400 de l’indice MSCI World Low Carbon.

Certains fonds excluent quant à eux jusqu’à 50% de l’univers d’investissement initial. Ainsi, l’impact environnemental et social de ces fonds est décuplé. La performance financière n’est évidemment pas proportionnelle à l’impact environnemental, mais les performances financières des fonds les plus responsables sont toutefois excellentes. Ainsi, MyFund sélectionne les fonds dont l’impact est le plus élevé pour maximiser l’impact et la performance financière des investissements de ses clients.

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